Interview : Tetrick au pied levé à Yonkers

Tim Tetrick a accompli tant de choses en si peu de temps qu’il est facile d’oublier qu’il a seulement 32 ans.
Natif de l’Illinois, il faut déjà partie des drivers ayant amassé le plus de gains aux États-Unis, avec 141 millions de dollars pris en course. Il compte aussi plus de 8 000 victoires, un cap qu’il a atteint plus jeune que tous ses prédécesseurs, comme tous caps de mille qui ont précédé. En 2007, il a porté le record du nombre de victoires en une saison à 1 189.
Tim Tetrick a notamment remporté le Hambletonian, 14 titres à la Breeders Crown, quatre Championnats des ambleurs à Meadowlands et mené tous les classements de drivers de 2007 à 2013.
Le champion a grandi dans une famille de courses, appris le métier auprès de son père, Tom D. Tetrick, et de sa mère, Mary Alice. Son père a remporté plus de 1 250 courses comme driveur et 550 en tant qu’entraîneur.
Tim Tetrick a accompli tout cela tout en souffrant d’une maladie dégénérative de la hanche. Il porte une prothèse de la hanche droite depuis 2008 et de la hanche gauche depuis deux ans, ce qui lui a valu le surnom de « driver bionique ».
Tim Tetrick fait aujourd’hui partie des drivers principaux de Meadowlands mais il fait quelques incursions sur d’autres hippodromes en dehors du Grand Circuit estival. C’est ainsi qu’il sera mardi soir au départ de trois des courses au trot retransmises de Yonkers-New York en France.
De retour d’Australie, où il a pris la troisième place derrière le kiwi Dexter Dunn et le Français Tony Le Beller, il a accepté de répondre à quelques questions pour le public de Yonkers-New York… (Traduction partielle d’un article de Ken Weingartner, Harness Racing Communications, USTA)

  • Comment supportez-vous le retour aux Etats-Unis après ce Championnat du Monde des drivers en Australie, dont vous avez fini 3e ?
  • Le vol était un peu long et je suis tombé malade un jour ou deux après mon retour mais ça va mieux (NB : il a gagné lundi soir la seule course qu’il disputait à Yonkers-New York).
  • Vous courez mardi soir dans les courses au trot sur 2.000 mètres à Yonkers mais ce n’est pas précisément pour ces courses que vous êtes venu…
  • Non, je drive des ambleurs dans une série de courses et je devais venir de toute façon, donc je me suis laissé tenter.
  • Que pensez-vous de ces nouvelles courses au trot plus longues que celles auxquelles vous êtes habitués aux USA ?
  • Je pense que c’est super, c’est bon pour notre sport et ça maintient des chevaux en activité. Sur 1.609 mètres, on ne peut pas mettre des chevaux en deuxième ligne derrière l’autostart mais de plus longues distances donnent davantage de chances aux chevaux du deuxième rang et c’est une bonne chose.
  • Avez-vous regardé un peu ce que ça donne depuis que l’on a commencé ces courses à Yonkers-New York, en novembre ?
  • J’ai jeté un coup d’oeil, oui, pour voir un peu comment les drivers abordaient le problème et comment ils se comportaient dans ces conditions. J’ai vu aussi que les chevaux prenaient ça bien et que les enjeux décollaient !
  • En Australie pendant le Championnat du Monde, vous avez pu disputer quelques courses sur des distances comparables. Avez-vous appris quelque chose là-bas qui pourrait vous servir mardi?
  • C’est toujours le même truc, nous voulons tous gagner la course ! C’est vrai qu’on essaye de faire attention au départ quand on est parti pour plus de 2.000 mètres mais on a toujours tendance à être offensif, parce qu’il faut maîtriser sa course. Il faut juste trouver la bonne position pour pouvoir gagner !

Un Who’s Who des hippodromes US

Dans les colonnes des performances américaines, les abréviations utilisées pour désigner les hippodromes peuvent laisser perplexe le parieur français. Non seulement ces hippodromes nous sont inconnus, pour la plupart, mais déduire leur nom peut aussi demander pas mal d’efforts. Voici donc un petit index qui vous aidera à mieux vous y retrouver. Il regroupe tous les hippodromes cités dans les performances des partants de la réunion du 8 mars à Yonkers-NewYork, et classés dans l’ordre alphabétique des abrégés.

Sachez d’abord que les chiffres suivant immédiatement l’abréviation permettent de connaître la longueur de la piste. Lorsqu’il n’y en a pas, comme pour Yonkers-New York (YR en abrégé), c’est que la piste en question fait 800 mètres, ou la moitié d’un mile. 5/8e signifie environ mille mètres, 7/8e un anneau de 1.400 mètres. Le seul chiffre 1, comme pour M1 pour Meadowlands, évoque une piste de 1.609 mètres, soit un mile.

DD5/8 – Dover Downs (Delaware, USA)

Fhld – Freehold (New Jersey, USA)

FlmD – Flamboro Downs (Ontario, Canada)

HoP7/8 – Hoosier Park (Indiana, USA)

Lon – Western fair (Ontario, Canada)

M1 – Meadowlands (New Jersey, USA)

Mea5/8 – The Meadows (Pennsylvanie, USA)

MR – Monticello Raceway (New York, USA)

PcD5/8 – Pocono Downs (Pennsylvanie, USA)

Phi5/8 – Harrah’s Philadelphia (ex-Chester, Pennsylvanie, USA)

PPk5/8 – Pompano park (Floride, USA)

Stga – Saratoga (New York, USA)

Wdb7/8 – Woodbine (Ontario, Canada)

YR – Yonkers Raceway (New York, USA)

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant :
http://www.yonkers-france.com/mode-demploi-lire-les-perfs-us/